Raison d’être et antécédents du Congrès

Comprendre la manière dont notre économie fonctionne d’un point de vue coopératif est un outil essentiel pour les coopératives. (Nous devons aussi essayer de comprendre le fonctionnement de « l’économie axée sur le capital et l’investisseur », mais les analyses sont nombreuses et trop souvent contradictoires, inexactes et peu utiles puisqu’elles ne répondent pas aux besoins humains.) L’objectif des coopératives est de satisfaire les besoins humains. L’économie néo-libérale, qui a dominé les dernières décennies, vise en grande partie à créer de la richesse sans se préoccuper de savoir si cette richesse satisfait aux besoins les plus élémentaires de l’humanité.

En 2007, la plupart des économistes nous ont dit que l’économie mondiale était en très bonne santé. Au cours de cette même année, 1,3 million d’enfants sont morts de faim et des millions d’autres ont souffert de graves problèmes de malnutrition. Au Canada, 20 % des enfants vivent sous le seuil de pauvreté, mais on nous assure que « les principes fondamentaux de notre économie sont très sains ». De plus, alors que l’économie est supposément florissante, une partie de plus en plus importante de la Terre est ravagée par l’économie.

La pensée économique dominante, à quelques exceptions près, est trop souvent axée sur des chiffres et des indices qui ne mesurent que la croissance ou la création de capital. Le fait qu’une telle croissance soit générée par la production d’aliments, de vêtements ou de logements ou qu’elle soit attribuable au nettoyage d’un important déversement de pétrole, à l’augmentation de la population carcérale ou à d’autres répercussions négatives d’envergure ne semble pas pertinent. On présume que les retombées financières sont le seul objectif de l’activité humaine. Les politiques économiques des gouvernements ou des entreprises qui sont fondées sur de telles analyses ne sont pas avantageuses pour notre monde, nos coopératives ou leurs membres et nos collectivités. Combinée à la dominance des entreprises appartenant à des investisseurs privés, une structure axée uniquement sur les résultats, l’approche relative à l’économie et à l’entreprise qui repose principalement sur les capitaux comprime l’esprit humain. En résultent de mauvaises théories, de mauvaises politiques et de mauvaises pratiques.